RANDO sur le plateau du BARRY-Saint-RESTITUT.

AFFICHE

Le BARRY- SAINT-RESTITUT- Un plateau calcaire sous les pas des marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

Le Barry-Saint-Restitut… deux lieux patrimoniaux situés sur le plateau dominant la riche plaine alluviale du Rhône de Pierrelatte à Bourg-SaintAndéol.

DSC08618

Deux lieux placés sous le signe de la pierre, la pierre qui abrite et la pierre pour bâtir. Au sud donc, en pays de Vaucluse, le Barry, le rempart en provençal. Un village troglodyte occupe la pente sud du plateau. Pas fous les anciens occupants de ce site qui ne fut abandonné qu’au début du XXème siècle: à l’abri du mistral et au chaud au moindre rayon du soleil.

_le-barry-stpierre-019

En haut une motte médiévale domine le secteur, un fortin difficile d’accès et quasi imprenable comme la vue depuis le sommet, entourée de plusieurs fossés et remparts. Sans oublier cette voie antique datant des Romains où l’on voit encore les rails creusés dans la pierre pour et par les charriots à l’instar des rails des wagonnets d’une autre époque. Fous ces Romains… pas sûr ! En montant sur le plateau, ils évitaient les marécages de la plaine.

Au nord, en pays drômois, les carrières de Saint-Restitut, les traces d’un passé industriels commencé… par les Romains pour construire les villes voisines. Pas fous ces Romains qui avaient vu que ce calcaire blanc se taillait facilement et était un matériau remarquable. A partir de là, des générations de carriers sortirent ces blocs de pierre.

les-carrieres-1-1

Plus près de nous, à l’ère industrielle, des wagonnets dont on remarque encore les traces des traverses des voies, emmenaient ces blocs au plan incliné où une machine à vapeur les descendaient à la gare de Saint-Paul-TroisChâteaux. De là, le train disséminaient ces pierres vers les grandes villes du sud-est, de Marseille à Lyon et jusqu’à Genève pour que soient construits immeubles et ponts… La Grande Guerre mit fin à cette industrie, l’armée récupérant ces carriers pour creuser d’autres trous.

_chapelle-st-paul-trois-chateaux-016

Voici donc les deux éléments essentiels de cette randonnée mais les accompagnateurs Patrick et Christian ont d’autres surprises à faire découvrir aux futurs marcheurs.

20181024_094455

DSC08611

 

Publicités

La CHARTREUSE de VALBONNE- Un havre de paix à deux pas de la vallée du Rhône pour les marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

Étiquettes

, ,

chartreuse 3
S’il est un coin où les Israélites et autres proscrits recherchés par les Allemands pendant la Seconde Guerre étaient à l’abri, c’est bien derrière les murs de la Chartreuse de Valbonne. Non seulement à cause de la densité de la forêt entourant l’ancien monastère, mais surtout parce que les occupants ne s’approchaient pas de ce lieu. Quelque malédiction ? Une superstition ? Non ! La présence d’une léproserie installée là en 1929 par le Pasteur Philadelphie Delord ! Pour la garnison de Pont-Saint-Esprit, la peur de la contagion était plus forte que la recherche des ennemis du Reich millénaire !

Car le monastère construit là par les Chartreux au XIIIème siècle (vers 1200) connut bien des vicissitudes. Les moines avaient défriché et asséché ce vallon humide pour le rendre cultivable et lui donner son nom… la Vallée Bonne.

chartreuse 1

Les Guerres de Religion, la Révolution, les lois laïques de la IIIème République lui firent changer de fonction régulièrement. Ce fut une verrerie vers 1802 avant de devenir léproserie dans laquelle furent soignés quatre cents malades pendant trois quarts de siècle. Le dernier lépreux quitta les lieux pour l’hôpital de Pont-Saint-Esprit en 2003.

Pas de risques donc pour les marcheurs anconais. Aujourd’hui, on peut visiter les lieux, s’y restaurer et y être hébergé. Une cave produit le vin du vignoble local. Ces activités permettent la réinsertion d’adultes souffrant d’handicaps psychologiques stabilisés.

Un ESAT après la léproserie, un CAT en quelque sorte.

Bonne balade aux marcheurs anconais dans les bois de la Vallée… Bonne !

chartreuse 2

Balade au pays de la Cèze, aux Cascades du SAUTADET.

20180520_120035

è pericoloso sporgesi.

C’est ce que les accompagnateurs de la randonnée ne manqueront pas de dire aux marcheurs, dans la langue de Molière, en s’approchant, non pas d’un tunnel mais des cascades du Sautadet.

En effet, par temps humide, le caillou lisse glisse et le bain engendré pas bien chaud ! Il faudrait pourtant que le caillou soit humide même sous un ciel bleu, pour qu’un orage tombé la veille rende les eaux de la Cèze, dans les cascades, en furie.

PA-11-0036

La Cèze… un petit affluent du Rhône qu’il rejoint au nord de l’Ardoise, lieu-dit industriel de Laudun que nous avons visité en mai dernier, du côté du camp de César.

Petite sœur de l’Ardèche et du Gard, ses colères n’en sont pas moins autant dévastatrices quand les eaux déferlent des Cévennes et s’étalent dans la plaine de Bagnols. En 2002, un supermarché et quelques magasins modernes furent rayés de la carte en aval du pont de la nationale, après un très violent épisode cévenol.

La peur engendrée par ce pourtant paisible ruisseau a poussé la municipalité de Codolet, en dessous de Marcoule, à rehausser ses digues en 2015, ce qui donne au village, pour peu qu’on le voit d’en-haut, des faux airs de kibboutz ou de camp… sans miradors. Pourtant ce village ne craint plus rien des caprices du Rhône aménagé par la CNR.

Pas de souci de cet ordre pour La Roque-sur-Cèze construite à hauteur suffisante pour ne pas souffrir des colères de la Cèze. Même chose pour le pont qui enjambe la rivière avec des piles disproportionnées par rapport au peu d’eau qui y passe dessous la plupart du temps. Mais les anciens étaient prévoyants !

En cette saison d’étiage, quelques bancs de sable apparaissent ici et là. Alors, si un-e conjoint-e, un-e ami-e souhaite vous accompagner, voir les cascades sans marcher sur les dix-neuf kilomètres du circuit concocté par nos organisateurs-accompagnateurs…

Tracé

 

…qu’il-elle amène sa pelle et son seau ! Non pas pour retourner en enfance, non ! Qui sait, en fouillant un peu les sédiments descendus des Cévennes, avec un peu de chance, il-elle trouvera peut-être un petit caillou jaune et brillant…  le début de la fortune… pour réparer le toit de la « chapelle »!

affichette acp

Le second numéro des CAHIERS d’ANCôNE arrive…

DSC09084

Vous avez été nombreux à vous précipiter sur le premier numéro des Cahiers d’Ancône, à l’automne dernier…

DSC09085

…voici  que s’annonce le n°2 des Cahiers qui est attendu pour la rentrée prochaine !

Après la soie pour le premier numéro, notre grand dossier sera la Grande Guerre à Ancône – Centenaire oblige – recherches articulées autour des travaux des élèves de l’école élémentaire, les biographies des Poilus du village Morts pour la France.

On vous parlera aussi du Livre d’Or du Buffet de l’Aérodrome (l’aéroport à l’époque), ce restaurant qui offrit le couvert et quelquefois le gîte à tant d’As de l’aviation de l’Entre-deux-guerres qui y allèrent de quelques mots de reconnaissance… ou d’humeur !

Autre grand thème, l’ancienne base de loisirs aquatique Rhodia-Plage, sur la Lône, ce bras-mort du Rhône, base qui voyait le Tout-Montélimar venir se rafraîchir, montrer ses muscles ou ses formes, de mai à septembre.

La neige de 70, 1970, au siècle dernier, les plus Jeunes n’en ont bien souvent jamais entendu parler. Cette lacune sera comblée à la lecture des témoignages des acteurs de cet épisode climatique exceptionnel qui transforma Ancône et sa plaine en petite Sibérie.

Bien d’autres sujets encore vous passionnerons au fil des 44 pages, sans oublier les dessins de Benoît Loche et Jean-Marie Mollier…

Alors retenez dès maintenant ce Cahier n°2… en imprimant ce coupon ci-dessous ou en le recopiant et en l’adressant avec votre règlement à…

  • Claude Froment 5-rue Delpech 26200 ANCôNE
  • ou Georges Ruiz 8-rue Brassens 26200 ANCôNE.

Version 2

Le Cahier d’Ancône n°2 est au prix de 6 euros jusqu’au 14 septembre. Après ce sera 7 euros… s’il en reste…!

Rhône: quand le Dauphiné s’emmêle un peu les pinceaux en parlant de ViaRhôna et de halage!

Mi-juillet, le Dauphiné Libéré a présenté une double page sur la ViaRhôna, cette voie verte qui, à terme, permettra aux cyclistes, aux marcheurs, aux cavaliers de joindre le Léman à la Méditerranée sans être à un moment ennuyés par la circulation motorisé.

Mais quelle mouche, moustique ou tavan a piqué le journaliste au moment de rédiger la légende de cette photo, tout en bas de l’article ?

7- canal du Rhône

On peut en effet lire: A terme, la ViaRhôna comptera  306 kilomètres de voies vertes aménagées, comme ici, sur d’anciens chemins de halage.

Oups ! ça pique ! Ce comme ici est vraiment malheureux. Oui, quelquefois, au bord du Rhône, le chemin de halage antique a repris du service pour supporter cette voie moderne. Mais pas ici ! La photo prise depuis le pont sur le canal proche de Pracomtal montre le canal de dérivation du Rhône de l’aménagement de Montélimar. On voit bien la ViaRhôna à gauche, le pont de la Traverse d’Ancône au fond et la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en arrière-plan.

Mais le canal date de 1956 ! Avant 1953, ici, c’étaient des champs qui occupaient le territoire. Donc, pas de chemin de halage en ce lieu puisque cette méthode de transport fluvial a disparu au début du XIXème siècle, au moment où la vapeur a fait son apparition pour propulser les bateaux.

Le « vrai » chemin de halage passait le long du Rhône, à quelques kilomètres à gauche sur la photo. C’est par là que Richelieu en fin de vie remonta le Rhône en 1642 pour se rendre à Lyon, entre deux haltes, celles de Viviers et d’Ancône. Car pour les bêtes qui tiraient les barques, les étapes ne dépassaient guère douze kilomètres ! On avait le temps à l’époque de regarder le paysage et pour le marquis de Cinq-Mars, compagnon de voyage et prisonnier du Cardinal, de réfléchir au triste sort qui l’attendait dans la capitale des Gaules puisqu’il allait y être exécuté !

Mais tout cela nous a un peu éloigné de la ViaRhôna !

LAUDUN-CADEROUSSE… à droite, un oppidum, à gauche des digues.

Nouvelle sortie patrimoniale organisée par Ancône Culture et Patrimoine, une balade sur les deux rives du Rhône au niveau de Laudun-Caderousse, le jeudi 24 mai 2018.

 

affichette

Laudun sur la rive droite est un peu éloignée du Rhône, étant adossée à un relief. C’est son port, L’Ardoise,  qui est en bordure du fleuve, du Grand Rhône avant la canalisation. Aujourd’hui, il s’agit d’un bras secondaire  récoltant des eaux résiduelles du barrage de Caderousse et celles de la Cèze, un des affluents les plus imprévisibles du Rhône.

L’Ardoise est industrielle malgré le démantèlement de l’aciérie et Laudun est résidentiel. Cela date de très longtemps, du temps des Romains croirait-on mais en réalité, bien antérieurement à eux, avec, en haut du plateau, le Camp de César, un oppidum dont il reste de nombreux vestiges anciens. Fondé au Vème siècle avant notre ère, cet oppidum n’a de César que le nom car on peut fortement douter du fait que l’empereur y ait résidé un jour.

Des murailles, un forum, une huilerie puis une nécropole et une chapelle romane attestent plus d’un millénaire d’occupation des lieux. Un oppidum régulièrement entretenu par la ville, les finances de celle-ci pouvant le supporter.

En bas, au village, c’est l’après Camp de César qui va nous intéresser avec un mini-Pont du Gard, un aqueduc construit dans la seconde moitié du XIXème siècle pour alimenter en eau le village et permettre de franchir un profond valent, l’aqueduc de Balouvière.

Laudun, terre d’accueil où fut installé à la fin de la guerre d’Algérie, un camp de Harkis sur un terrain militaire, entre Laudun et Saint-Laurent-des-Arbres. Des familles ont pris racine dans ce coin du Gard à la fermeture du camp, aujourd’hui démantelé.

Nous ne franchirons pas le Rhône en bac à traille…

…comme cela se faisait jadis ni par transporteur comme cela exista aussi pour faire traverser les betteraves du Vaucluse à la sucrerie de L’Ardoise. Cette construction fut l’une des premières de ce type en France mais nous n’avons pas le moindre souvenir photographique de celui-ci à  une époque, la fin du XXème siècle, où pourtant, les cartes postales montraient un peu tout et n’importe quoi !

Seconde partie de journée, une visite guidée par Jean-Paul Masse, président de la Levado et grand connaisseur du village de Caderousse, bourg totalement entouré de… levado, de digues. Un kilomètre trois cents pour éviter que le Rhône ne revienne faire des ravages dans le village comme ce fut le cas de nombreuses fois comme en atteste la façade de la mairie.

Après 1856, des digues furent levées, bien souvent en déconstruisant les anciens remparts dont il reste toutefois quelques traces. Car si L’Ardoise était baignée par le Grand Rhône, Caderousse l’était par le Petit.

Aujourd’hui, il s’agit des eaux d’Eygues qui alimentent ce bras peu actif. Ce qui ne veut par dire pour autant que le village est à l’abri des crues. En effet, un déversoir situé au niveau du franchissement du Rhône par l’autoroute A9 et la LGV, permet au Rhône de s’étendre calmement dans la plaine de Caderousse, ce qui n’empêche pas que ces eaux peuvent être tout autant destructrices pour les demeures ayant oublié de construire un recati. Après le Rhône fougueux d’antan, la force tranquille mais inexorable d’aujourd’hui, comme en 2003.

A l’intérieur des digues et des murs anciens, des traces du passé avec en particulier, l’église datant du XIIème siècle avec ses nombreuses transformations au fil des siècles et son clocher typique provençal à six cloches,…

…le maison de la famille d’Ancezune , le beffroi de l’Hôtel-de-Ville, les cours ombragés par des platanes aussi anciens que les digues, la présence discrète du musicien, Pierre Tranquille Berbiguier ou de Jean Moulin… Mais laissons la parole à Jean-Paul et ses explications précises et documentées.

Un Monde de Papiers

Article publié dans la blog de l’Association Ancône Culture et Patrimoine.

Nouvelle sortie patrimoniale organisée par Ancône Culture et Patrimoine, une balade sur les deux rives du Rhône au niveau de Laudun-Caderousse, le jeudi 24 mai 2018.

affichette

Laudun sur la rive droite est un peu éloignée du Rhône, étant adossée à un relief. C’est son port, L’Ardoise,  qui est en bordure du fleuve, du Grand Rhône avant la canalisation. Aujourd’hui, il s’agit d’un bras secondaire  récoltant des eaux résiduelles du barrage de Caderousse et celles de la Cèze, un des affluents les plus imprévisibles du Rhône.

L’Ardoise est industrielle malgré le démantèlement de l’aciérie et Laudun est résidentiel. Cela date de très longtemps, du temps des Romains croirait-on mais en réalité, bien antérieurement à eux, avec, en haut du plateau, le Camp de César, un oppidum dont il reste de nombreux vestiges anciens. Fondé au Vème siècle avant notre…

Voir l’article original 486 mots de plus

BALAZUC, plus beau village de France !

AFFICHE
Patrick et Christian nous amènent ce mois-ci marcher à partir de Balazuc, un des plus beaux villages de France… et un des plus anciens.
Abrité du vent du nord le long de la falaise de la rive gauche de l’Ardèche, on peut penser que les premiers hommes sédentarisés, ceux qui construisirent les dolmens comme celui de la Tombe du Géant,…
DOLMEN
…comprirent rapidement les atouts du coin : l’eau d’un côté sans en subir les foudres, les bonnes terres agricoles de l’autre.
PONT
Avant les Romains, ce sont les Gaulois, la civilisation de la Tène, qui construisirent les premières maisons de Balazuc. Ils vouaient un culte au soleil comme en attestent les disques de métal trouvés en 1883 non loin de là, dans la vallée de l’Ibie, dans une grotte, le Trésor de Déroc visible au Musée de la Maison Carrée de Nîmes.
TRESOR
Certains pensent d’ailleurs que Balazuc est une altération de Belenos, le dieu celte du Soleil, ce qui semble judicieux vu l’exposition privilégiée du village. Belenos, Toutatis, à quoi cela fait-il penser ?
Ce fut aussi de tout temps un  gué de l’Ardèche. On construisit certainement des ponts en bois que la rivière balayait régulièrement avant de bâtir le pont de pierre actuel.
La trouvaille la plus ancienne nous vient des premiers chrétiens avec un sarcophage de pierre datant de la fin du IVème siècle, début du Vème.
SARCOPHAGE
Une copie de ce sarcophage paléochrétien est visible sous la mairie du village.
Puis virent les Sarrazins trois siècles plus tard, qui laissèrent de nombreuses traces architecturales. Ne surnomme-t-on pas Balazuc, le « village maure » ? En flânant… sans lâcher les pas de Patrick et Christian tout de même, en flânant dans les ruelles, vous pourrez découvrir des fenêtres sarrasines…
FENÊTRE SARRAZINE
…d’anciennes échoppes arabes typiques. Brillante civilisation maure loin des caricatures grossières actuelles que chassèrent des seigneurs francs bien moins évolués et beaucoup plus sanguinaires !
Les seigneurs de Balazuc justement firent construire le château au XIème siècle, château militaire au début qui s’agrandit au fils du temps et qui devint plus résidentiel par la suite avec l’ouverture de fenêtres à meneaux.
FENÊTRE MENEAUX
Ces seigneurs restèrent fidèles au roi de France et à la religion catholique dans un pays largement converti au protestantisme. Plus tard, avant d’être de nos jours des chambres d’hôtes, le château abrita une magnanerie. Rencontrerez-vous beaucoup de vieux amouriés lors de votre balade dans le Gras, ces collines calcaires traversées de ruisseaux  souvent à sec ?
TERRASSES
Des collines où les hommes ont construits pierre par pierre des chambas, des terrasses pour retenir la bonne terre agricole. Une terre qui devait nourrir plus de 900 âmes à Balazuc au milieu du XIXème siècle contre un peu plus de 300 de nos jours. A l’époque, des villages comme Audon, Chauzon que vous allez traverser étaient grouillants de vie. Donnez un coup d’œil sur les monuments aux morts et vous verrez que ces paysans ardéchois représentaient une bonne réserve de chair à canon pour l’armée française ! Viel Audon a été restauré il y a quelques années dans un esprit coopératif.
Quelques autres bizarreries de la nature que vous croiserez peut-être…
ROCHER
…une pierre tourmentée, usée par la pluie et les vents, lou ron de los fado ou lo roncs de los fadas, dont des légendes disent qu’on y voit danser des fées… suivant ce qu’on a absorbé auparavant…
BACHAS
…ou ce bachas naturel, une aubaine pour les cochons sauvages.
Le docteur Jean Balazuc a répertorié dans son livre édité en 1956 « la spéléologie en Ardèche » pas moins de cinq cavités dans le secteur de la rive droite de l’Ardèche : l’aven-grotte du Pont juste en face du pont de Balazuc, la grotte de Viel Audon, celle de Beaussement 1 200 mètres avant Chauzon, celle de Pala près du hameau éponyme et celle des Estinettes plus proche du pont de Lanas.
CHEMIN
Un dernier mot emprunté à Albin Mazon  plus connu sous le nom du docteur Francus, qui écrivit de nombreux livres sur l’Ardèche, le Vivarais, les Cévennes, les Boutières au XIXème siècle. Quand il apprit qu’une légende voulait qu’une chèvre d’or ait été trouvée à Balazuc, il pronostiqua que de nombreux autres trésors restaient à découvrir. A vos détecteurs !
Le nouveau Museum de l’Ardèche à Balazuc est l’un d’eux avec plus de 800 fossiles présentés dans ses vitrines !
ORATOIRE
Photos empruntées sauvagement aux blogs :
rando-evasion.over-blog.com (toutes sauf…)
petit-patrimoine.com (…les fenêtres).

UN OPPIDUM… DEUX OPPIDA !

Étiquettes

, , , , ,

Patrick et Christian vont vous emmener, marcheurs d’ACP, en Ardèche ce mois-ci, dans sa capitale Lussas !

affiche

Capitale ? Oui, Lussas est la capitale du film documentaire, un volet du 7ème Art non négligeable depuis que les plus grands réalisateurs s’y sont essayés.

En effet, la dernière semaine d’août se tiennent à Lussas les Etats Généraux du Film Documentaire depuis 1989. Du 19 au 25 août prochain, ce sera donc la XXXème livrée de ce Festival non-compétitif, festival original avec des projections chez l’habitant, dans quelques cinémas de la région, dont Regain au Teil et pourquoi pas un jour, quand la salle d’exposition d’ACP sera enfin terminée, à Ancône…

A partir de Lussas, direction le plateau des Gras pour les marcheurs, vaste zone relativement plate aujourd’hui peu occupée et gagnée en son centre, près de la route nationale, par une zone artisanale. Ce ne fut pas toujours le cas dans le passé. En effet, en se déplaçant vers l’ouest, on pourra visiter l’oppidum de Jastres et même, pour le même prix, deux oppida d’époques et de factures différentes.

Jastres-Nord est de loin le lieu le plus achevé. Il s’agit d’un oppidum protohistorique construit par les hommes avant l’arrivée des Romains dans la région, en -121 avant JC antérieurement au  -51 avant JC appris à l’école. C’est un oppidum à éperon barré. Pas fous les Gaulois ! On choisit un coin relativement plat entouré de barres rocheuses et on s’évite la construction de murs sur tous les côtés. Un seul rempart est nécessaire pour fermer l’éperon. En parcourant le site, vous constaterez que le mur d’enceinte changea de place en trois occasions, mais le plus spectaculaire est celui le plus visible, le mieux conservé, haut de quelques mètres, large de six mètres et défendu par sept tours, en alternances rondes et carrées.

jastres-nord

Remarquable construction et très vaste panorama que celui qui domine la courbe de l’Ardèche au pied de la falaise avec au loin le Tanargue et le Mont-Lozère.

En regardant dans les recoins, vous trouverez peut-être quelques gros boulards en pierre, anciennes armes de jet destinées aux visiteurs indésirables à l’époque des Gaulois.

Plus au sud, surplombant toujours l’Ardèche, Jastres-Sud, alias le Camp de César est bien plus rudimentaire: trois murs de pierres en U, un rectangle de 300 mètres sur 500. Certains pensent qu’il s’agit d’un poste de surveillance romain du réseau protégeant Alba mais les Romains nous ont habitué à mieux. A moins qu’il s’agisse d’enclos pour les bergers.

camp de César

Quant à César, peut-être passa-t-il un moment à Jastres avant la traversée des Cévennes pour attaquer les Arvernes. Mais on n’a pas retrouvé le Livre d’Or de l’oppidum !

Par contre, sur tout ce plateau calcaire, vous pourrez trouver, en regardant attentivement où vous posez les pieds, non pas le Livre d’Or mais des fossiles ou leurs empreintes, des ammonites principalement, bien plus vieilles que César.

Remarquablement bien exposé, à l’abri du vent du nord, avec l’eau de l’Ardèche à proximité et ses terres alluviales, ce coin d’Ardèche fut accueillant pour les hommes. Lussas compte pas moins de 300 tombes très anciennes disséminées sur son territoire, des dolmens plus ou moins imposants. Le plus intéressant est celui des Quatre Pierres, au sud du hameau de Mias, non loin de Lavilledieu.

Certes, ce n’est ni le plus grand, ni le mieux conservé des dolmens ardéchois mais un petit coup d’œil s’impose. Au sommet d’une petite colline et sans son tumulus, il devait accueillir les restes d’un personnage important qui avait surement souhaité de son vivant que son tombeau soit visible de tous et de loin.

 

RENDEZ-VOUS LE 17 SEPTEMBRE 2022

…pour les premières vendanges des Coteaux de l’Ovalie.

Rappelez-vous, c’était le samedi 3 mars 2018, à la fin d’une brève mais violente vague de froid, que Claude, président d’Ancône Culture et Patrimoine de l’époque, qui depuis a pris du galon, avait donné rendez-vous à quelques courageux membres pour planter vingt-cinq pieds de vigne sur le rond-point d’entrée du village. Le correspondant du Dauphiné d’alors avait immortalisé le groupe de vignerons conseillé techniquement par Clément et mené d’une main de maître par Lionel.

article entier (1)

Les pieds poussèrent ces quatre dernières années sans problème sauf deux qui durent être changés en novembre de la même année. Depuis, le reg qu’était ce lieu avant la plantation est devenu un îlot de verdure bien agréable à côtoyer lors des canicules des derniers étés. Puis vinrent les premières grappes ! Clément l’avait prédit, la nature l’a fait!

Voici donc venu le temps des premières vendanges ! L’an dernier, lors des Journées du Patrimoine 2021, ACP avait convié la population à l’inauguration de sa nouvelle salle d’exposition restaurée par ses membres en un temps record de trois ans. Cette année,  ce sera donc pour les premières vendanges de la vigne du rond-point d’entrée du village que le public est convié, samedi 17 septembre à 17 heures.

Citoyens, citoyennes, à vos sécateurs !

Et notez tout de suite sur votre agenda la date de l’étape suivante, celle de la dégustation du vin nouveau des Coteaux de l’Ovalie, le jeudi 17 novembre 2022… Le Beaujolais n’a qu’à bien se tenir !

 

Tout savoir sur la FORMATION DE LA TERRE… une conférence d’Alain CHAPON proposée par ACP.

Il parle beaucoup Alain Chapon, il parle beaucoup de sa passion pour les planètes, pour les étoiles, pour les galaxies. La tête au-dessus des nuages et le cœur près de ses auditeurs.

soirée astronomieAstronome amateur, conférencier averti, il intervient auprès du grand public dans la région montilienne aux clubs d’astronomie d’Alba-la-Romaine et du Teil. Plus loin de chez nous, c’est un membre éminent de Jalle Astronomie, structure associative de Martignas-en-Jalle, dans l’agglomération bordelaise.

Il sera donc présent à Ancône le vendredi 2 mars en soirée, à l’invitation d’Ancône Culture et Patrimoine. Il abordera comme thème la formation de notre Terre. Vaste et passionnant sujet qui permettra à tout un chacun de comprendre pourquoi il est sur terre et comment cela aurait pu ne pas se produire.

A l’aide d’un diaporama (il en a réalisé plusieurs dizaines sur nombre de sujets touchant l’Univers), Alain Chapon nous fera découvrir les belles vues de notre planète, notre système solaire et bien au-delà. Poussières d’étoiles !

En après-midi, toujours à l’initiative d’ACP, se tiendront deux séances scolaires sur le système solaire avec maquettes aux échelles. Si l’on est suffisamment sages le soir, peut-être pourrons-nous les voir ?

lunette astronomique artisanale

Ci-dessus, le télescope géant du club Jalle Astronomie, le 4CS640, qui comme son nom l’indique, possède un miroir de 640 mm de diamètre, en faisant un des plus grands d’Aquitaine. De plus, il peut être déplacé malgré son poids dépassant les 250 kg sur une remorque pour s’installer loin des nuisances lumineuses. Alain Chapon a participé à son élaboration.